Une collectivité au service des usagers, de la ressource en eau et des milieux aquatiques

Synthèse du plan de gestion 2008-2013

Le premier plan de gestion des milieux aquatiques et alluviaux du bassin du Célé achevé en 2013 a répondu aux objectifs du SAGE Célé et de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau. Il s’agit d’un outil qui s’est montré opérationnel et efficace pour répondre aux différents enjeux du territoire.

Milieux - qualité

Ce programme a contribué à la préservation et à la valorisation du patrimoine naturel (préservation des populations piscicoles et espèces remarquables telles que moules perlières, écrevisses à pattes blanches…). Il a participé à l’objectif de « bon état des eaux » fixé par la DCE d’ici 2015 sur plusieurs cours d’eau du bassin versant du Célé.
Les actions du programme ont veillé à maintenir voire créer une ripisylve en bon état (diversité spécifique importante, âge du peuplement hétérogène), à améliorer l’état sanitaire et la stabilité des berges… Sur les berges dépourvues d’espèces, les plantations ou bouturages d’essences naturellement adaptées ont conduit à la reconstitution d’une ripisylve indispensable à la constitution d’une zone tampon en bordure de cours d’eau. Les travaux effectués ont également permis de rajeunir la végétation afin d’assurer la pérennité du cordon boisé dans le temps.
Le programme quinquennal s’est inscrit dans une démarche de concertation et de participation des riverains à la gestion de la rivière. Il a permis une rencontre et une sensibilisation des riverains concernés. Les actions du Syndicat ont été l’occasion de leur rappeler la réglementation en vigueur sur le cours d’eau, de les sensibiliser sur la fragilité de la ressource et de leur donner des conseils techniques. L’équipe du Syndicat a pu impliquer les riverains dans des travaux d’amélioration de la qualité de l’eau et de préservation des milieux aquatiques (aménagement de points d’abreuvement, mise en défens des berges, maintien ou création d'une bande de ripisylve, et de bandes enherbées, abandon de déchets dans les cours d’eau, respect de la ZNT…).
Pendant le plan de gestion, un projet test de reconquête de la continuité écologique a été conduit sur le ruisseau du Bervezou, au lieu dit Gabanelle. Des travaux d’effacement du seuil et de réaménagement du passage à gué ont été réalisés en 2012. Le seuil, infranchissable pour la faune piscicole, et le passage à gué n’étaient pas en conformité règlementaire. Les travaux entrepris ont permis de reconquérir une continuité écologique.
Enfin, l’enlèvement de déchets dans le lit des cours d’eau lors des campagnes réalisées par des bénévoles ou entreprises professionnelles a permis de retirer un volume conséquent de déchets (plus de 150 m3 au total). Les interventions réalisées ont contribué à l’amélioration de la qualité de l’eau (extraction de déchets toxiques, batteries par exemple dans le Célé à Figeac) et de l’image de la rivière. Ces opérations ont également été l’occasion de communiquer sur d’autres actions menées par le Syndicat.

Crues et inondations

Par les travaux de restauration et d’entretien des cours d’eau du bassin du Célé, les interventions réalisées dans le cadre du plan de gestion ont servi à prévenir les risques liés aux crues. Les travaux d’entretien de la ripisylve ont diminué le risque de formation des embâcles qui pouvaient être préjudiciables au niveau des ouvrages, habitations, secteurs sensibles de cours d’eau… Le retrait des bois problématiques a été programmé pendant les travaux d’entretien, avant la saison des crues : enlèvement d’embâcles au droit des chaussées et ponts communaux, extraction d’embâcles présentant un risque pour des ouvrages publics, habitations…
Des travaux d’urgence ont également permis de faire face à des risques d’inondations dans de brefs délais. Une veille des cours d’eau a été mise en place pendant les périodes des crues. En cas d’urgence, les interventions ont été exécutées dans un court délai (les entreprises doivent être présentes sur site dans un délai de 5 jours).

Usages

Loisirs aquatiques

Le bassin versant du Célé présente un intérêt majeur pour la pratique du canoë, de la baignade (partie aval) et pour la pêche. 75 km de descente en canoë ont été sécurisés et valorisés par les travaux d’entretien et de restauration des berges, par les actions d’entretien sur 14 aires d’embarquement (débroussaillage des accès, entretien du mobilier…), et par les travaux de sécurisation nautique de 6 ouvrages (création de cales d’embarquement et chemins de portage). La mise en place de la signalétique a également permis d’informer les usagers des aménagements présents et de leur localisation. Les panneaux installés sont de type informatif (sur les milieux, faune, flore…), nautique (chemin de portage, indication d’obstacle…) et routier (indication des aires d’embarquement, panneaux de situation…)

Eau potable

Sur le bassin du Célé, 9 prélèvements directs en rivière pour l’alimentation en eau potable sont dénombrés. Ces prises d’eau sont tributaires du bon état de la chaussée. Une surveillance permanente des chaussées est indispensable pour assurer un bon état de l’ouvrage. Une surveillance du cours d’eau en amont est primordiale pour éviter un excès d’embâcles.

Synthèse

Sur l’ensemble des cours d’eau du bassin du Célé, le plan de gestion des milieux aquatiques et alluviaux a permis de restaurer 112 km de cours d’eau. 299 km ont été entretenus. Il a permis de traiter le Célé, la Rance, le Moulègre, la Ressègue, le Veyre, le Bervezou, le Drauzou, l’Estrade et le Bouzai.
Le plan de gestion des milieux aquatiques et alluviaux 2008-2013 s’est concentré sur des actions d’amélioration de l’état de la ripisylve et sur la sécurisation des usages. Les démarches de travaux réalisées dans le cadre de ce programme ont permis :
  • de favoriser et de sécuriser les principaux usages de nos rivières et de la ressource qu’elle représente (AEP, usages de loisir…),
  • une certaine sécurisation des ouvrages et des zones urbanisées vis-à-vis des risques générés par les crues,
  • une amélioration du fonctionnement écologique des cours d’eau,
  • un renforcement de l’attractivité du territoire,
  • la préservation de certaines espèces patrimoniales du bassin hydrographique…
Le coût total du plan de gestion 2008-2013 s’est élevé à 1 737 193 €. Ces opérations ont pu être menées grâce au soutien financier de l’Agence de l’Eau Adour Garonne, des Conseils régionaux de Midi Pyrénées et d’Auvergne, des Conseils Généraux du Lot et du Cantal, de l’Etat, de l’Europe et des Communautés de communes du territoire.
Par les modalités de sa définition et de sa mise en œuvre, ce programme s’est avéré être aussi un outil de sensibilisation et d’implication de l’ensemble des acteurs du territoire, qu’ils soient élus, riverains, exploitants, usagers ou partenaires institutionnels. Il s’est également avéré indispensable pour assurer le fonctionnement de la cellule rivière, de la concertation et de la mise en œuvre des différentes actions.

Page précédente : Milieux aquatiques et alluviaux
Page suivante : Zones humides